Le Petit Prince et le Renard “Savez-vous tisser des liens ?” Partie 1

Je vous souhaite la bienvenue dans cette nouvelle série des « Contes d’héroïnes ».

Nous allons nous intéresser au merveilleux récit initiatique du « Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry et plus précisément au chapitre qui traite de la rencontre entre le Petit Prince et le Renard.

Plantons le décor :

Il s’agit d’un aviateur qui, suite à une panne de moteur, doit se poser en catastrophe dans le désert du Sahara et tenter de réparer son engin. Un matin, il est réveillé par une voix qui lui demande « dis, dessines-moi un mouton ». S’engagent alors des dialogues entre l’aviateur, le Petit Prince et d’autres personnes – tous très poétiques et porteurs d’initiation – où le Petit Prince interroge nos comportements d’adultes, leurs significations et fait de nouveaux apprentissages.

Revêtez votre costume d’héroïne, aujourd’hui vous allez devenir un Enfant, le Petit Prince, et pourquoi pas ? Dans le monde imaginaire, celui des contes, des légendes, des mythes, des récits initiatiques, vous pouvez prendre toutes sortes de formes -masculines, féminines, animales – vivre des aventures, relever des défis, c’est la magie du Conte !

Vous êtes prête ?

On y va, découvrons des extraits du Dialogue entre Le Petit Prince et le Renard :

« C’est alors qu’apparut le renard :

– Bonjour, dit le renard.

– Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.

– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…

– Je suis un renard, dit le renard.

– Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…

– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.

– Ah ! pardon, fit le petit prince.

Mais, après réflexion, il ajouta :

– Qu’est-ce que signifie “apprivoiser” ?

– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie “créer des liens…”

– Créer des liens ?

– Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…

Dans ce récit, le Petit-Prince – que je compare à l’Enfant Intérieur qui vit toujours au cœur de vous et de votre vie d’adulte – , apprend de la bouche du Renard la valeur des liens et comment les nouer.

Mais qui est cet Enfant Intérieur dont je vous parle ? C’est la part d’enfance, la nature enfantine toujours vivante dans votre Vie d’Adulte. Lorsque vous êtes joyeuse, créative, spontanée, authentiquement vous-même, pleinement ancrée dans le Présent, heureuse de faire de nouvelles expériences et découvertes.

Cette partie de vous-même sait de manière innée tisser des liens d’intimité avec les autres, pour autant qu’elle ait pu se développer dans un environnement qui lui a prodigué chaleur, amour, accueil inconditionnel, bienveillance et sécurité.

Lorsque le bébé vient au monde, il dépend pour sa survie physique et son développement psychologique, des soins de ses parents. S’il se sent accueilli, sécurisé dans des bras aimants, reflété par le regard, les gestes, les sons et le dialogue échangé, il est alors en confiance et peut naturellement se développer. Cette relation première à vos parents est le fondement de la relation à soi et aux autres ; elle colore et détermine les liens que vous entretenez dans votre vie d’aujourd’hui. Soit elle sera agréable, intime, joyeuse, confiante, soit faite de souffrances, de douleur, d’isolement, d’insécurité permanente, de co-dépendance, ou autres difficultés.

Dans notre conte, le Petit Prince – votre Enfant Intérieur – ne sait pas vraiment comment tisser des liens, il a besoin d’apprendre la relation. Il demande au Renard quelle est la signification « d’apprivoiser » et ce dernier lui répond « c’est tisser des liens », « une chose trop souvent oubliée ».

Ce dialogue interroge tant votre capacité d’intimité avec vous-même qu’avec ceux qui vous sont chers.

Je vous invite à vous poser les questions suivantes :

  • Est-ce que je prends soin de mes besoins corporels (nourriture, boisson, sommeil, être touchée par autrui) ?
  • Comment suis-je en contact avec moi ? quelles sont les paroles que j’utilise à mon égard, est-ce que je suis bienveillante envers moi ?
  • Est-ce que je sais tout naturellement me sentir proche des personnes que j’aime ?
  • Est-ce que j’ai suffisamment confiance en moi pour faire confiance à l’autre ?
  • Est-ce que je me sens à l’aise, détendue lorsque quelqu’un que j’aime me prend dans ses bras ?
  • Est-ce que j’ose demander à être prise dans les bras ?

ou autre contraire,

  • Est-ce que je ressens un manque d’amour dans ma vie
  • Est-ce que l’intimité me fait très peur ?
  • Ai-je peur d’être à nouveau trahie, abandonnée, rejetée ?
  • Est-ce que je nourris des croyances négatives au sujet de l’intimité qui m’amènent à m’auto-saboter dans mes relations ?
  • Est-ce que mon corps se tend, se détourne, se retire lorsqu’une personne s’approche physiquement trop près de moi (même si j’ai tellement besoin d’être touchée, entourée) ?

Répondre à ces questions permet de prendre le pouls de votre sécurité intérieure, de votre confiance en vous et de l’intimité qui vous lie à autrui.

Qu’en est-il pour vous ?

Je vous invite à vous munir de votre tablette magique pour y consigner vos réflexions et prises de conscience.

Le temps de consulter mon grimoire sur la formule appropriée au défi qui vous attend, retrouvons-nous dans quelques jours pour une nouvelle aventure dont vous êtes comme toujours l’Héroïne !

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