Introduction au Dialogue Intérieur


Le « Dialogue Intérieur » a été développé par deux psychologues américains, Hal et Sidra Stone Ph.D. S’inspirant de leur expérience professionnelle, des enseignements de Carl Gustave Jung, de la Gestalt, ils ont développé la théorie de la « Psychologie du Moi conscient, des subpersonnalités et des schémas d’ancrage dans les relations.

Le « Dialogue Intérieur » est un processus de prise de conscience, flexible, simple et efficace, qui nous propose d’aller à la rencontre de notre « famille intérieure », celle de nos subpersonnalités, de nos énergies ou « facettes du moi ». Il nous enseigne à les comprendre, les sentir, les accueillir, dans l’ici et maintenant de leur expression.

Le « Dialogue Intérieur » peut être comparé à la réunion d’un conseil tribal. A une rencontre, où chaque participant, chaque « voix intérieure » peut se saisir du bâton de parole et exprimer son vécu, ses espoirs, ses peurs, ses pensées personnelles, avec la garantie d’être écoutée avec respect par l’ensemble de la communauté. Le chef et les membres du conseil vont donner leur totale attention à chacun, l’un après l’autre, et ainsi reconnaître les besoins réels en présence. Le chef est l’axe de ce partage, qui peut durer aussi longtemps que nécessaire, afin de construire une compréhension – élargie, enrichie, unifiée – par la reconnaissance de tous les points de vue. Prises de position, actions et décisions peuvent alors être posées en pleine conscience sur la base d’un consensus, d’un véritable accord intérieur.

En rencontrant nos différentes facettes, ce que je vous propose au cours des différentes séances d’accompagnements, en les vivant comme des personnes en nous, telles qu’elles se manifestent dans notre cœur, notre corps, notre esprit, nos sentiments, nous développons un « Moi de plus en plus conscient ». Et c’est ce « face à face » qui rend possible la relation consciente à soi ! Nous devenons le témoin de notre « famille intérieure » un « pôle relationnel » pour toutes les énergies qui nous animent, ouvert aux alternatives et capable de soutenir la tension de ce qui s’oppose en nous.

Le « Moi prenant conscience » devient progressivement l’axe et le centre de notre structure psychique. Nous pouvons alors prendre la responsabilité de notre « famille intérieure, exprimer les mouvements profonds de notre Être et la variété des vécus qui nous habitent.

Intégrer ce processus, c’est développer une relation aimante à ce qui nous compose, en honorant toutes nos énergies. C’est aussi en prendre soin, les accepter telles qu’elles sont – sans vouloir les changer – et leur apporter des limites sécurisantes.

Ce regard d’amour, cette relation à soi lucide, ferme et bienveillante, réunifie l’Être, favorise l’éclosion d’un sentiment de paix intérieure et une expression plus spontanée de la vie. C’est ce que je vis chaque jour au sein des 3 accompagnements que j’ai développés.


Loin de nous rendre égocentriques, cette démarche est source d’un lien profond à soi qui vivifie notre relation à l’autre. Libérées des enfermements de l’autocritique, de nos prises de pouvoir, de la « consommation de l’autre », nos relations sont alors au service d’un véritable amour mutuel, de l’épanouissement et de la croissance de chacun.

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